Vendée Globe : « Notre responsabilité : faire rêver »

Dimanche prochain, Fabrice Amedeo s’élancera pour son deuxième tour du monde. Confiné depuis le début de la semaine, il évoque un départ « presque mystique » à huis clos, insiste sur le privilège de s’élancer en pleine crise sanitaire et sur sa volonté de faire partager cette aventure extraordinaire avec le plus grand nombre. 

Confiné mais déterminé et enthousiaste. À quelques jours du départ du Vendée Globe, la motivation du skipper Newrest – Art & Fenêtres est intacte. « Je préfère voir le verre à moitié plein plutôt qu’à moitié vide », explique-t-il. « Les derniers jours avant un départ, il y a le monde, l’agitation et ça booste, ça donne de l’énergie. Mais le fait d’être au calme permet aussi de se reposer, de se préparer avec sérénité ».

Un départ « très particulier, quasi mystique »

Il profite de ces quelques jours pour faire du sport, gérer les derniers détails administratifs de son entreprise et regarder l’évolution de la météo lors des premiers jours de course. Fabrice ne cache pas sa déception de ne pas pouvoir accueillir tous ses partenaires afin qu’ils vivent à ses côtés ces derniers jours avant de s’élancer. Mais là aussi, il fait preuve d’optimisme : « il faut souligner à quel point nous avons eu de la chance d’avoir le village ouvert pendant 15 jours. Au vu de l’évolution sanitaire, cela tient presque du miracle ».

Dimanche matin, au moment où il montera à bord de Newrest – Art & Fenêtres, le chenal sera vide. « Ce sera très particulier, quasi mystique. On sait déjà que ce départ ne ressemblera à aucun autre et restera dans les annales. On en parlera encore dans 40 ans !» Partir et mettre le cap sur le large, c’est aussi la garantie d’offrir à un large public une aventure hors du commun, un feuilleton haletant au cœur des océans. « Nous sommes des grands privilégiés, abonde Fabrice. Disputer une course aussi fabuleuse, partir en mer, c’est une chance alors que toute la population est confinée ».

« Encore plus envie de partager l’aventure » 

Une chance qu’il considère aussi comme une responsabilité. « Cela donne encore plus envie de partager l’aventure avec toutes celles et ceux qui restent à terre. Nous avons l’autorisation de partir et on fera tout pour faire rêver un maximum de monde ». Chez Fabrice, qui s’est toujours attaché à décrire son quotidien en mer, à partager ses joies et ses doutes, c’est une conviction profonde et une forte source de motivation.

L’histoire qu’il va raconter à partir de dimanche sera aussi illustrée. « Je pars avec deux drones, des caméras et de quoi faire de belles photos ». Et quand le vent sera trop fort, c’est un cerf-volant, sur lequel sera fixé une caméra, qui captera ces moments uniques. Montrer la force du vent, l’effet des vagues et le bateau aux prises avec les éléments : c’est aussi ça, faire rêver. Et ça commence dès dimanche, à 13 h 02, lors du départ de la 9e édition du Vendée Globe.

 

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