Stand-by pour le Team Newrest – Art & Fenêtres

Alors que le monde entier lutte contre la pandémie de Covid-19, la planète sport est quasiment à l’arrêt depuis quelques jours. La course au large n’échappe pas à la règle. Afin de respecter les mesures de confinement annoncées lundi soir, le chantier de l’IMOCA Newrest – Art & Fenêtres a été mis en stand-by dès mardi pour une durée indéterminée.

Le contexte sanitaire en France mais également dans le reste du monde impose à tous de s’adapter et de se réorganiser. Chantier à l’arrêt, confinement, télétravail lorsque cela est possible, visioconférences, préparation physique à domicile : Fabrice Amedeo et son team suivent les injonctions de l’État afin de limiter au maximum la propagation du virus. « C’était la meilleure décision à prendre au vu de la situation actuelle. Le chantier risque de prendre du retard, surtout que les safrans, qui montraient des signes de fragilité, sont en réparation chez Persico, dans le Nord de l’Italie où tout est à l’arrêt. Mais nous devons tous nous montrer responsables et solidaires. La santé est primordiale », explique le skipper du monocoque Newrest – Art & Fenêtres. La mise à l’eau du bateau, initialement prévue début avril, est quant à elle reportée.

Côté sportif, l’incertitude règne quant au maintien des courses prévues au printemps, à l’instar de la Transat New York-Vendée, course en solitaire entre New York et les Sables d’Olonne, dont le départ est pour le moment toujours programmé le 16 juin prochain. Inscrite au calendrier 2020 de Fabrice Amedeo, cette transatlantique, qui pourrait être reportée ou voir son parcours modifié, est le dernier grand rendez-vous pour les skippers avant le Vendée Globe.

« La fermeture du chantier, l’incertitude, les courses… ce n’est rien face à tous ceux qui souffrent de la maladie et de la situation. On fait du bateau, on ne sauve pas des vies », relativise le skipper-journaliste, confiné en famille à la Trinité-sur-Mer. « En temps normal, j’ai un rythme de vie assez fou entre Paris, où vit ma famille, et la Bretagne, où je me prépare pour le Vendée Globe avec mon équipe technique. D’une certaine manière, le confinement me permet de décélérer. Je fais plus de choses à distance et plus de sport, ajoute-t-il. Passer du temps avec mes trois filles, faire l’école à la maison : quelque part, c’est une chance. Surtout avant de partir pour trois mois en mer ».

 

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