Nexans – Art & Fenêtres dans le ‘top 10’ !

Le retour d’une magnifique étincelle et l’envie de faire de belles choses.

Il fallait le faire, y croire, se battre et ils l’ont fait ! Les deux hommes sont parvenus à se hisser dans le top 10 de cette Transat Jacques Vabre 2021. Ils ont franchi la ligne d’arrivée à Fort de France à 12h11m22s heure locale, après 21 jours 3 heures 44 minutes et 22 secondes de compétition, disputés à la vitesse moyenne de 11,33 nœuds sur le parcours théorique de 5 800 milles depuis Le Havre. L’occasion de faire le plein de confiance et d’envisager la suite avec sérénité. 

LEURS PREMIÈRES RÉACTIONS

Fabrice Amedeo : Être sur la ligne de départ, c’était une première victoire. Être 10e sur la ligne d’arrivée, c’est extraordinaire, je suis super content, il y a beaucoup de joie. Un grand merci à Loïs d’avoir été un super compagnon de route, bien qu’il m’ait fait pas mal transpirer ! Ça s’est super bien passé, globalement on a fait une très belle course avec une belle trajectoire depuis le Cap-Vert. 10e c’était un peu inespéré sur la ligne de départ parce qu’on a eu très peu de temps pour nous entrainer avec Loïs. C’était surtout son objectif à lui, moi j’étais plus raisonnable mais la jeunesse l’a emporté. Nous nous sommes très bien entendus, je pense que notre connivence sur l’eau a progressivement pallié notre manque d’entrainement cette année. C’est une course magnifique avec un podium magnifique que je félicite. Je suis très content du bateau, c’est un bateau génial qui a encore de beaux jours devant lui, j’y suis très attaché et j’ai envie de faire encore de belles choses avec. On n’a eu aucun problème à bord, c’était fluide, si n’est le grand spi qui a explosé mercredi parce qu’on a été un peu gourmands. L’arrivée ce matin avec le lever du soleil, la verdure de l’île, le bleu turquoise de l’océan, c’était magnifique.

Cette dernière année n’a pas été simple sur le plan sportif. Ce sont des projets qui prennent énormément d’énergie sur le côté entrepreneurial. J’en étais arrivé à me demander si j’éprouvais encore du plaisir à être en mer tellement j’étais absorbé par le reste. Cette transat est un grand oui à cette question, le bonheur d’être sur l’eau, en mer, le plaisir d’être en compétition, d’aller vite… Au-delà de cette 10e place, pour moi c’est une magnifique étincelle qui est revenue et l’envie de faire de très très belles choses pour les années à venir.

Loïs Berrehar : Il y a eu plein de bons moments mais les meilleurs c’est quand tu gagnes du terrain sur les concurrents, quand tu arrives à dépasser des bateaux et on en a doublé quelques-uns. Et puis il y a eu plein de moments sympas, des beaux couchers de soleil, des lyophilisés meilleurs que les autres… Dans cette classe IMOCA, j’ai l’impression qu’il faut savoir gérer sa course sur la longueur. Parfois on a fait le choix de réduire la toile, de faire attention à notre bateau. Nous avons galéré dans les grains ces derniers jours, jusqu’au bout, à la fin, à la pointe des Anses d’Arlet. Je suis content que ça ait fonctionné et qu’on ait réussi à décrocher ce top 10. On a eu la chance d’arriver de jour en Martinique, de passer le rocher du Diamant dans ces conditions c’était magnifique. On s’est même offert un petit bord sous gennak le long de la côte, dans un cadre exceptionnel pour l’arrivée d’une course.

LE RÉSUMÉ DE LA COURSE DE NEXANS – ART & FENÊTRES

Ils avaient quitté Le Havre sourire aux lèvres le 7 novembre dernier. Fabrice, serein, déterminé et enjoué pour sa 16e transatlantique, Loïs jeune compétiteur acharné et déterminé avec l’intention de tout donner pour sa 8e, la première en course en IMOCA. Et ça s’est constaté dès les premières heures avec un départ canon de Nexans – Art & Fenêtres qui a rivalisé avec les meilleurs monocoques de l’épreuve.

Ensuite, il a fallu faire face à une situation presque cocasse en cette fin d’automne : l’absence de front à passer et l’influence d’un vent erratique qui a ralenti leur progression. Mais les deux hommes, particulièrement complémentaires et complices à bord, font preuve de précision dans les manœuvres, de prudence parfois pour préserver le bateau sans jamais rien lâcher. L’abnégation finit par payer et Nexans – Art & Fenêtres devient un des fers de lance du groupe des poursuivants où chaque décision stratégique est particulièrement disputée.

Les Antilles, les relevés et le « paradis » 

Après une nuit à batailler dans le Pot-au-Noir entre les grains et les zones de molle, ils ont enroulé l’île de Fernando de Noronha, point de passage obligatoire, là aussi durant une nuit.
Pendant la remontée vers les Antilles, il a fallu faire face à l’humidité permanente et à la chaleur. Durs au mal, les skippers ont tenu bon. La course offrait le nécessaire d’adrénaline et de motivation et la vue n’était pas désagréable non plus. Fabrice en a fait part dans un de ses mots du bord : « il suffit de sortir la tête de notre carapace de carbone pour se rendre compte qu’on navigue au paradis : le grand bleu, un Alizé modéré, une mer chaude ».

La suite, c’est une remontée vers le nord le long de la zone interdite entre le Brésil et le Venezuela. Trois jours d’empannages et de zigzags pour composer un quotidien bien rythmé. Il y a eu la course certes, mais Fabrice Amedeo et Loïs Berrehar avaient d’autres missions au quotidien. Depuis le départ, ils se sont attachés à collecter des données pour la communauté scientifique et ainsi contribuer à la préservation des océans. Deux capteurs océanographiques, installés avec le soutien d’Onet à bord de l’IMOCA Nexans – Art & Fenêtres, ont mesuré au quotidien le taux de Co2, la salinité et la température à la surface de l’eau, et permis de récolter des microplastiques. D’ici quelques mois, des scientifiques de l’Université de Bordeaux, de l’Ifremer, de l’IRD, d’OceanOps, de Geomar et de l’institut Max Planck pourront analyser ces données et cartographier avec précision le niveau de pollution dans les zones traversées. Mais avant, il y avait une transatlantique à finir. Après d’ultimes efforts, ils ont enfin pu profiter de l’arrivée grandiose à Fort-de-France, longer le Rocher du Diamant et franchir la ligne, heureux et fiers du travail accompli.

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