Naviguer utile pour la science

10ème au passage du waypoint COI – UNESCO qu’il a passé hier soir vers 20h30 (heure française) après 5j 04h 57mn de course, Fabrice Amedeo fait désormais route au sud en 9ème position, sur une mer plate mais des vents très instables, tout droit vers une dorsale, zone de vents très faibles. L’ambiance à bord de Newrest – Art & Fenêtres est donc aux réglages et à la stratégie pour se placer au mieux par rapport aux concurrents sur le terrain de jeu Atlantique Nord. Les conditions plus calmes sont aussi propices à la récupération, suite à une première moitié de course intense, et à la récolte des données de CO2, température, salinité et microplastiques grâce aux capteurs océanographiques installés à bord avec le soutien d’Onet et Eléphant bleu.

Joint par téléphone au sujet de son engagement pour la préservation des Océans, Fabrice revient sur le dispositif scientifique installé à bord de son IMOCA 60’ Newrest – Art & Fenêtres en vue du Vendée Globe, en partenariat avec l’UNESCO, l’Ifremer, l’Université de Bordeaux, l’IRD, Geomar, Jcommops et l’Institut Max Planck.

Qu’est-ce-qui vous a poussé à vous engager pour la préservation des océans ?

« Cet engagement est vraiment l’engagement d’un amoureux de l’océan, pas d’un militant. Ça fait des années que je cours sur les océans et que je vois la situation se dégrader. Donc j’ai eu envie de naviguer utilement pour la communauté scientifique, en apportant ces données qui vont nous aider à comprendre les conséquences du réchauffement climatique sur nos océans et aussi les conséquences des activités humaines avec les taux de microplastiques relevés autour du monde : sur cette Vendée – Arctique – Les Sables dans le nord, puis l’hiver prochain sur le Vendée Globe dans les mers du Sud. »

Embarquer un tel dispositif scientifique à bord va-t-il avoir des conséquences sur vos performances sportives ?

« C’est sûr que la présence de ces capteurs a un impact sur la partie sportive parce que ça représente un certain poids : une vingtaine de kilos en plus à bord pour les deux capteurs auxquels il faut ajouter 20 kilos de filtres microplastiques sur le Vendée Globe. Il y a un impact aussi au niveau de la consommation énergétique puisque ça augmente ma consommation d’énergie de 15%. Quand on est en solitaire sur les océans, la production d’énergie est un vrai sujet donc oui il y a des conséquences mais j’essaye d’y faire face et j’ai équipé mon bateau en conséquence. »

Vous avec des manipulations techniques à faire à bord tous les jours pendant la course. Comment vous organisez-vous ?

« C’est vrai que le changement quotidien des filtres microplastiques a un vrai impact à bord parce qu’il y a des moments où on est fatigué, des moments où les conditions sont très difficiles. Pour l’instant j’ai réussi à trouver une routine où en fonction de la météo je m’adapte et je change les filtres microplastiques au meilleur moment de la journée, pour que ce soit le moins contraignant possible. Je verrai comme ça se passe sur le Vendée Globe mais sur cette course ça se passe plutôt très bien. »

 

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