Les océans au taquet pour nous aider !

LE POINT COURSE

Après 4 semaines de course, 13 skippers ont franchi le cap de Bonne-Espérance au sud de l’Afrique. Après le sauvetage spectaculaire de Kevin Escoffier et les abandons de Samantha Davies, Sebastien Simon et Alex Thomson, ils sont désormais 28 marins encore en lice. Fabrice a été très ralenti par l’anticyclone de Sainte-Hélène mais il a pu accélérer ce dimanche. Il est maintenant 21e au classement et son bateau Newrest – Art & Fenêtres avance à 14 noeuds, cap au 102°, soit une vitesse de 26 km/h vers l’est-sud-est.

 

Les océans au taquet pour nous aider !

Mardi 8 décembre, ce sera la Journée mondiale du climat. Cette journée est l’occasion de rappeler la menace bien réelle du réchauffement climatique et la nécessité d’agir pour en limiter les effets.

Sais-tu que le réchauffement climatique modifie déjà les règlements de certaines courses en mer comme le Vendée Globe ? La fonte des glaces dans l’Antarctique disperse des petits blocs de glace, les « growlers » (petits icebergs), qui dérivent et peuvent percuter les bateaux. Ils sont trop petits pour être détectés par les radars, mais ils peuvent trouer la coque des bateaux. Les organisateurs de tour du monde à la voile interdisent aux marins de « descendre » trop au sud afin de limiter les risques.

 

L’INFO OCEANO

Le climat, c’est le temps qu’il fait durant une longue période. Il est censé évoluer au cours des siècles, mais depuis 150 ans il ne fait que se réchauffer.
Pourtant, les scientifiques estiment que 93 % de la chaleur produite par les activités humaines a été absorbée par l’Océan depuis les années 1970. On n’ose pas imaginer la température qu’il ferait si cela n’était pas le cas.
En fait, l’Océan emmagasine la chaleur au niveau de l’équateur où il fait très chaud, et la redistribue vers les pôles grâce aux courants marins. D’autres courants plus froids repartent vers l’équateur. Pour en savoir plus, tu peux aller au chapitre « L’Océan au taquet pour nous aider » de ton cahier, disponible en cliquant ici !

 

L’INFO BATEAU

 

« J’ai vu la terre ! »

Ce matin, Fabrice racontait être passé tout près d’une toute petite île (en photo ci-contre), ce qui est rare sur le parcours du Vendée Globe. « En 2016, je n’avais vu aucune terre entre le cap Finisterre et le cap Horn. Hier, l’océan m’a offert un beau cadeau. Je suis passé à proximité de l’île de Tristan da Cunha, montagne perdue au milieu de l’immensité de l’Atlantique Sud. Ici vivent 244 personnes en autosuffisance grâce à la pêche et à l’élevage. Comme il n’y a pas assez de pâturage au pied de ce grand volcan, chaque famille a droit à deux vaches et chaque Tristanais à deux moutons. C’est une des rares îles isolées au monde où il n’y a ni scientifique, ni militaire mais une population qui a choisi d’y vivre. J’aimerais revenir ici avec un bateau d’exploration pour découvrir ce caillou croisé au hasard de mon Vendée Globe. »

L’île de Tristan da Cunha se situe à 2790 kilomètres à l’ouest de la ville du Cap en Afrique du Sud, et à 3222 kilomètres à l’est du Brésil. La terre la plus proche est l’île de Sainte-Hélène, à 2420 kilomètres au nord. Avec 96 km2 de superficie, son sommet culmine à 2062 mètres ! Avec une latitude de 37°2’S, l’archipel bénéficie d’un climat très océanique avec des températures douces. La moyenne annuelle est de 15,1 °C.

 

LE LIVE VIDEO

 

Clique sur la vidéo ci-dessus pour voir Fabrice en direct de son bateau et découvrir les réponses de la semaine !

Tu suis Fabrice sur le Vendée Globe et tu as des questions à lui poser ?
Tous les vendredis à 10h, le navigateur répond en vidéo aux questions que tu peux lui envoyer par mail à l’adresse contact@fabriceamedeo.com.
RDV vendredi prochain sur son site internet, sur la page « Projet pédagogique ».

 

 

Merci à tous mes partenaires

Partenaires titres

Partenaires officiels

Partenaires scientifiques

Mécènes du projet océanographique