J’ai vu la terre

En 2016, sur le Vendée Globe, je n’avais vu aucune terre entre le cap Finisterre et le cap Horn. Hier, l’océan m’a offert un beau cadeau, l’anticyclone de Sainte-Hélène a voulu m’octroyer une récompense pour les efforts consentis pour me débarrasser de lui. Je suis passé à proximité de l’île de Tristan da Cunha, montagne perdue au milieu de l’immensité de l’Atlantique Sud. Ici vivent 244 personnes en autosuffisance grâce à la pêche et à l’élevage. Comme il n’y a pas assez de pâturage au pied de ce grand volcan, chaque famille a droit à deux vaches et chaque Tristanais à deux moutons. C’est une des rares îles isolées au monde où il n’y a ni scientifique, ni militaire mais une population qui a choisi d’y vivre. J’aimerais revenir ici avec un bateau d’exploration pour découvrir ce caillou croisé au hasard de mon Vendée Globe. Aujourd’hui : changement de décor. Tristan da Cunha est dans mon sillage et je file dans le gris de ma première dépression australe.

Fabrice Amedeo
Newrest – Art & Fenêtres

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