En mer, jamais de plan B

Si vous veniez chez moi, vous verriez un meuble IKEA dans l’entrée. Il est là depuis sept ans … et a été monté à l’envers. C’est moi qui suis à l’origine de cette œuvre, non pas qu’il soit plus fonctionnel ainsi mais parce que je ne suis pas bricoleur. Hier, le front très actif, qui était passé sur mes petits concurrents la veille, a généré sur ma route des vents allant jusqu’à 42 nœuds en rafales et une mer formée. Cela fut bref mais mit à rude épreuve mon bateau. Résultat des courses : la tige de vérin de pilote automatique qui tombe et un fil électrique arraché qui a mis hors service tout mon réseau informatique : plus d’internet, plus de lien entre mon ordinateur et l’électronique du bord. Ce matin, tout est réparé. En mer, il n’y a pas de plan B. Échouer c’était rentrer au port et passer l’hiver au coin du feu. Alors j’ai réussi. Plus que tout, je crois que c’est cela que j’aime dans la course au large : être condamné à réussir chaque jour des choses que je ne sais pas faire, passer du désespoir à l’euphorie en quelques minutes. Il n’empêche que j’espère avoir mangé mon pain noir et que la suite sera plus clémente pour moi car je ne suis pas épargné en ce début de Vendée Globe. Quand je me suis lancé sur mon premier tour du monde, Michel Desjoyeaux m’avait dit : « tu vas voir, le Vendée c’est une emmerde par jour ». Pour l’instant j’en suis plutôt à trois par jour !

Fabrice
Newrest – Art & Fenêtres

 

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