Newrest – Art & Fenêtres de retour à la Trinité-sur-Mer

Arrivé ce mardi 19 janvier, Newrest – Art & Fenêtres a rejoint son port d’attache après 28 jours de navigation depuis Cape Town. Les capteurs océanographiques installés à bord de l’IMOCA ont fonctionné 24h/24, permettant de capturer des microplastiques et d’assurer des mesures de CO2, salinité et température. Les scientifiques partenaires du projet ont pu récupérer les données, filtres et échantillons d’eau de mer afin de commencer leurs analyses.

Partis le 22 décembre d’Afrique du Sud, l’IMOCA Newrest – Art & Fenêtres et son équipage sont arrivés hier à la Trinité-sur-Mer. Une navigation plus longue que prévu, dans les petits airs de l’hémisphère Sud, qui a permis de récolter de nombreuses données, précieuses pour les scientifiques partenaires du projet océanographique de Fabrice Amedeo. Le skipper, qui avait l’intention de ramener son bateau en solitaire pour renouer avec le large sur la deuxième partie du voyage, a dû, comme beaucoup, s’adapter à l’évolution récente de la situation sanitaire mondiale. « On dit souvent qu’il faut vite remonter à cheval après une chute. Telle était mon intention : vite renaviguer en récupérant mon bateau aux Canaries ou à Madère pour le ramener ensuite en solitaire en Bretagne. Malheureusement, les conditions sanitaires drastiques qui obligeaient mon équipe à réaliser une quarantaine à bord m’ont contraint à annuler ce beau projet », explique Fabrice.

60 jours : c’est le temps que l’IMOCA Newrest – Art & Fenêtres aura passé en mer cet hiver, en course sur le Vendée Globe puis sur le voyage retour en Atlantique. Autant de jours durant lesquels son équipage, en solitaire ou à trois, a assuré les prélèvements scientifiques. Installés à bord avec le soutien d’Onet, Éléphant Bleu et Art & Fenêtres, les capteurs océanographiques ont fonctionné 24h/24 et les marins ont procédé aux changements quotidiens de filtres microplastiques et à l’échantillonnage d’eau de mer. Enora Prado, chargée de recherches à l’Ifremer, a pu récupérer les 60 boites de filtres microplastiques et les échantillons d’eau de mer dès l’arrivée à quai du bateau. L’Ifremer et l’Université de Bordeaux, dont le nouveau mécène Sogeti vient de rejoindre l’aventure, vont se partager le travail d’analyse des filtres, avant de collaborer avec l’IRD pour la modélisation des résultats. Les données de salinité et température des eaux de surface traversées seront analysées par l’Ifremer également. Celles concernant le taux de CO2 le seront quant à elles par Geomar et l’Institut Max Planck en Allemagne.

Si tout ne s’est pas passé comme prévu, comme souvent en course au large et dans la vie, les données scientifiques récoltées par Fabrice Amedeo et son équipe en 2020 sur la Vendée – Arctique – Les Sables puis sur le Vendée Globe, vont permettre d’établir une radiographie complète de la présence de microplastiques dans l’océan Atlantique, notamment dans les zones maritimes très peu fréquentées, des abords du cercle polaire arctique aux quarantièmes rugissants. Les résultats de la Vendée – Arctique – Les Sables sont attendus à partir de cet été tandis que ceux du Vendée Globe et du retour seront dévoilés en 2022.

Mais pour l’heure, le retour de l’IMOCA Newrest – Art & Fenêtres à quai permet de « clore une page douloureuse et d’en ouvrir une nouvelle excitante ! conclut Fabrice. Un mélange de joie de retrouver mon fidèle compagnon mais aussi une profonde déception qui refait surface. Ça repart de là. Rendez-vous dans quatre ans pour une revanche contre moi-même et contre les éléments sur le Vendée Globe 2024. Merci à tous mes partenaires qui me soutiennent, merci à mon équipe de choc qui a ramené mon bateau à bon port et merci à celle qui se remet au travail pour préparer la suite de nos aventures ».

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