Direction le tour du monde !

Exit les masques et la distanciation sociale. A 14h20 ce dimanche, Fabrice Amedeo a pris le large pour deux à trois mois de course autour du monde. Pourtant, une épaisse brume s’était invitée à la fête sur le plan d’eau des Sables d’Olonne, limitant la visibilité à moins de 100 mètres. Mais lorsqu’elle a laissé place au soleil, la flotte s’est lancée dans un vent de sud-est d’une dizaine de nœuds, sur mer plate, offrant un spectacle magnifique. Le skipper Newrest – Art & Fenêtres est parti serein et heureux. Retrouvez ses derniers mots avant le départ.

« Je me suis levé ce matin en me disant que l’année 2020 a quand même été terrible. Et là, en l’espace de quelques heures, on apprend que Joe Biden est élu à ma Maison Blanche et il y a ce départ du Vendée Globe. C’est la fin du tunnel. Enfin, on voit de la lumière !

J’envoie plein d’amour à ma femme et à mes filles qui sont derrière moi et qui regardent le départ derrière un écran. Ça a été très important, jusqu’au bout, de partager un maximum de bons moments en famille.

Physiquement et psychologiquement, je me sens très bien. C’est assez déconcertant de l’être autant avant un Vendée Globe. Je crois que c’est l’effet du confinement, le fait d’être resté loin du bateau. Hier soir, je ne réalisais pas que je partais faire le tour du monde. C’est devenu concret uniquement ce matin avec le son des hélicos. J’ai dormi 7 heures cette nuit, d’une traite. J’ai même été réveillé à 7h30 par mon réveil que j’avais mis juste en sécurité en pensant me réveiller à 5h du matin !

Depuis ce matin, j’étais porté par l’envie d’y aller, plein d’enthousiasme et très heureux de participer à mon deuxième Vendée Globe. Nous sommes très chanceux de pouvoir partir, ça donne encore plus envie de partager notre aventure et de faire une belle course. On a tous très bien travaillé, j’ai une super équipe avec moi, aucun regret, et désormais il n’y a plus qu’à faire le job en mer.

Après ce départ dans de très bonnes conditions, il va falloir être vigilant. Il y a un premier passage de front cette nuit avec 25 à 30 nœuds de vent. Et lors de la troisième nuit, on va rencontrer une dépression plus forte où il faudra veiller à préserver le bateau avant de prendre l’alizé. Mais j’aime me dire que ce qui fait la magie de la course au large en général et du Vendée Globe en particulier, c’est que rien n’est jamais écrit. Le bateau est prêt. Maintenant, c’est l’océan qui va décider. »

 

Photo : Jean-Marie Liot / AleA / Newrest – Art & Fenêtres

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