8ème à 800 milles de l’arrivée

Remonté en 8ème position ce dimanche soir à 800 milles de l’arrivée, Newrest – Art & Fenêtres file à 13 nœuds, cap au sud-est. « Il y a du brouillard, je ne vois pas à 100 mètres, racontait ce midi Fabrice Amedeo lors d’une visio avec l’organisation de la Vendée – Arctique – Les Sables d’Olonne. Je suis prêt pour le sprint final qui s’annonce très excitant. » La flotte se dirige effectivement vers une vaste étendue de vents faibles qui devrait favoriser un regroupement des bateaux qui se livrent une bataille de tous les instants depuis le départ il y a une semaine.

La voix claire et l’air heureux d’être en mer, Fabrice confiait avoir pu, la nuit dernière, récupérer un peu de la fatigue accumulée ces derniers jours, dont les conditions de course ont laissé peu de répit aux skippers de la Vendée – Arctique – Les Sables.

Une course hyper engagée

« On traverse les systèmes météo du nord au sud, explique Fabrice, on ne les accompagne pas comme c’est souvent le cas pendant les courses, donc les conditions sont très changeantes. On passe de 5 nœuds à 30 nœuds de vent en quelques heures. C’est une course très engagée, c’est hyper intéressant ! »

Au contact !

« Je suis bord à bord avec Clarisse (Crémer – Banque Populaire X) depuis 48h, elle fait bien marcher son bateau, elle m’oblige à aller chercher dans mes retranchements, avoue-t-il. Avec le brouillard, je ne la vois pas mais elle est à 5 milles, je la vois à l’AIS. J’ai l’habitude de naviguer seul dans mon coin au large et là on est vraiment au contact. Ce n’est pas mon exercice favori mais c’est un très bon travail d’entrainement. »

Les lumières du Grand Nord

Alors que les journées se font plus courtes et que la température augmente à mesure que la flotte progresse vers le sud, Fabrice revient sur cette expérience inédite de la navigation aux abords du cercle polaire : « les lumières là-haut, c’était quelque chose d’assez dingue. Quand j’échangeais des messages avec ma femme qui me disait qu’elle revenait de la plage, j’avais l’impression d’être sur une autre planète : il faisait froid, on avait le bonnet, il faisait jour quasiment 24h/24h. C’est vraiment incroyable de monter si haut, j’espère qu’on aura l’occasion d’y retourner en course en IMOCA. »

Une douche et ça repart

« Il commence à faire doux à la latitude de l’Angleterre, raconte Fabrice. Je n’ai pas encore enlevé mes bottes une seule fois depuis le départ de la course. Aujourd’hui je vais prendre une douche, même si l’eau est très froide, parce que je n’en peux plus de mariner dans mon ciré depuis une semaine. » De quoi se mettre en bonnes conditions pour attaquer la dernière partie de cette Vendée – Arctique – Les Sables, avec un passage de la marque Gallimard demain lundi et une arrivée groupée aux Sables d’Olonne entre la nuit du 14 au 15 juillet et le 16 à la mi-journée.

 

Merci à tous mes partenaires

Partenaires titres

Partenaires officiels

Partenaires scientifiques